TENS : UNE THÉRAPIE ANTALGIQUE NON-MÉDICAMENTEUSE ET SANS EFFET SECONDAIRE

La neurostimulation électrique transcutanée (ou TENS, de l’anglais Transcutaneous Electrical Nerve Stimulation) est une méthode d’analgésie non médicamenteuse par administration d’un courant électrique par voie transcutanée. Elle est réalisée à l’aide d’un stimulateur électrique relié par deux câbles à des électrodes appliquées sur la peau. Cette technique est utilisée depuis plus de 30 ans. 

La neuro-stimulation électrique transcutanée (TENS)

On distingue 2 mécanismes d'actions et donc deux types de stimulation suivant la fréquence (nombre d’impulsions par seconde) utilisée :

-          Le TENS conventionnel (70 à 100 Hz)

-          Le TENS acupunctural ou endorphinique (2 à 5 Hz)

Le TENS conventionnel (d’après la théorie du gate-control, Melzack & Wall)

Les nerfs cutanés comportent trois groupes de fibres (classification d’Erlanger et Gasser) :

A α, β : gros diamètre (6 à 17 microns)

A δ : fines (1 à 5 microns)

C : très fines (0,3 à 1,5 microns)

Si on stimule électriquement un nerf cutané avec une intensité croissante, on constate successivement une progression des perceptions sensitives.

gate-control-theory

Les messages nociceptifs sont modulés au niveau de la corne dorsale de la moelle qui se comporte comme un centre actif de filtrage. D’après la théorie du portillon (gate-control) développée par Melzack et Wall (1965), il existe une interaction constante et dynamique entre les fibres de gros diamètres A α et A β et celles de petits diamètres A δ et C. Ainsi les signaux véhiculés par les fibres de gros diamètres bloquent, au niveau médullaire, la transmission des messages nociceptifs en provenance des fibres fines A δ et C.

Considérant ces deux systèmes antagonistes excitateurs et inhibiteurs, on peut distinguer deux types de douleurs :

• douleurs par excès de nociception (caractérisées par une stimulation nociceptive périphérique sur un système nerveux intact) : douleurs rhumatologiques, traumatiques (entorses, fractures), viscérales, cancéreuses, ...

• douleurs neuropathiques (liées à une lésion du système nerveux périphérique ou central) : lésions médullaires, thalamiques, nerveuses tronculaires, plexiques ou radiculaires.

Ex : amputation, section de nerf, avulsion plexique, douleur du membre fantôme, douleurs cordonales postérieures...

Pour obtenir un effet antalgique, on peut alors tenter de moduler l’un ou l’autre des systèmes (nociceptif ou inhibiteur).

Deux types de traitements sont à considérer :

- les traitements antalgiques habituels visent à contrôler les messages nociceptifs en excès :  antalgiques périphériques, anti-inflammatoires non stéroïdiens, blocs anesthésiques, neurochirurgie de section.

- la NSTC conventionnelle (70 – 100 Hz) pour chercher à supporter ou rétablir le système inhibiteur de la douleur. En effet, à cette fréquence, on recrute les fibres de gros diamètre. Celles-ci ont une action inhibitrice sur les fibres de petit calibre qui véhiculent les messages nociceptifs. Certains auteurs [Almay, Pélissier, Han] ont aussi démontré une action sur des peptides endogènes. La fréquence 70 - 100 Hz génère un effet antalgique d’installation rapide. Le post-effet est généralement de faible durée.

 

Le TENS acupunctural ou endorphinique

Certains travaux [Delisle, Pélissier, Salar, Schenk] rapportent que lorsqu’on stimule à très basse fréquence (entre 2 et 5 Hz), le taux d’endorphines dans le liquide céphalo-rachidien augmente. Cet effet antinociceptif est généralement bloqué par la naloxone (antagoniste d’opioïde) à faible dose (0,8 - 1,6 mg i.v.) ce qui confirme un phénomène endorphinique lors de la stimulation. Ce contrôle inhibiteur pourrait être induit par stimulation nociceptive (phénomène de contre-irritation) [Janig]. Pour certains [Delisle, Serrie, Keravel] le même type de réaction serait observé lors de la stimulation électrique par acupuncture.

L’analgésie obtenue nécessite un temps d’induction relativement long mais l’effet obtenu est aussi plus long à se dissiper (plusieurs heures). La basse fréquence (2 - 5 Hz) est efficace si l’intensité utilisée est assez élevée. Elle peut parfois être mal tolérée par certains patients.

 

La NSTC : un placebo ?

L’évaluation d’une thérapie analgésique quelle qu’elle soit n’est pas aisée. En effet, l’efficacité thérapeutique peut notamment être mesurée grâce aux témoignages des patients qui vont évaluer les effets antalgiques à l’aide d’une échelle d’intensité douloureuse. Ces mesures sont sujettes à différentes variables qui rendent l’évaluation difficile [Beecher, De Bishop, Mansat, Pellissier]. Lorsque l’étude de l’effet de la NSTC met en évidence une réduction de prise d’antalgiques (cf. études de la douleur postopératoire), l’évaluation est plus objective [Beecher, Bonica, Césaro, Johnson, Raiman].

Nombre d’études effectuées en double aveugle soulignent un effet placebo d’environ 30 %. Celui-ci est donc similaire à l’effet placebo généralement produit par les antalgiques. L’effet antalgique de la NSTC peut en moyenne et selon les indications être évalué à 60% [Crielaard, Danke, Denouesné Evans, Fox].

 

 

Garantie environnementale - engagement réparabilité 10 ans

Dans un contexte qui entend réduire l’impact écologique généré par les déchets électroniques, Schwa-Medico s’engage pour que ses neurostimulateurs soient réparables pendant 10 ans. Cette démarche permet de prolonger la durée de vie des stimulateurs Schwa-Medico et de lutter efficacement contre le gaspillage.

Tens anti douleur

Tens anti douleur

La neurostimulation TENS est un type de neuromodulation qui permet de soulager les douleurs chroniques (par exemple les douleurs neuropathiques) via des électrodes autocollantes qui permettent d'envoyer des petites impulsions électriques pour modifier la transmission des messages douloureux à travers le système nerveux. La neuromodulation peut s...
La neurostimulation TENS est un type de neuromodulation qui permet de soulager les douleurs chroniques (par exemple les douleurs neuropathiques) via des électrodes autocollantes qui permettent d'envoyer des petites impulsions électriques pour modifier la transmission des messages douloureux à travers le système nerveux. La neuromodulation peut se faire via un neurostimulateur implanté (on stimule généralement la moelle épinière) ou via un TENS (stimulation non invasive) en externe. Ces deux techniques sont validées et pratiquées au quotidien par de nombreux médecins spécialisés dans le traitement de la douleur : médecins algologues, médecins rééducateurs, anesthésistes...

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